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vendredi 20 mars 2015

Silence, on dort ! Gustavo Mazzatella.

Merci à Mle L. et son joli minou
Très récemment dans le train, en plein trajet, une personne est venue remplir mon champ de vision. Compartiment de 4 personnes, elle s’est installée à côté du jeune homme qui me faisait face. Ils se connaissaient. Bien au-delà du court dialogue qui s’est instauré entre eux, il s’est passé quelque chose qui m’a frappé. Lui lisait Le meilleur des mondes, et elle a sorti le Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline. J’en arrive à l’événement important qui me fait vous raconter tout ça : elle a préféré dormir plutôt que de lire un des plus grands romans du siècle dernier, qu’elle n’avait encore « jamais lu ». Tilt ! Car ce fait totalement anodin illustre parfaitement ma pensée actuelle. On vit dans un monde où lorsqu’on a le choix entre Céline et le sommeil, on pionce. Certes, elle l’a raconté à son ami, elle était extrêmement fatiguée, et moi le premier j’aurais sans doute roupillé si j’avais été dans un état semblable au sien. Toujours est-il que c’est un exemple hyper

samedi 13 septembre 2014

Fred. Gustavo Mazzatella.

C’était un mec de gauche Fred... ça le résumait à merveille. Un type sympa, cool, rempli de bons sentiments, qui aimait bien s’amuser, un chic type très apprécié. Semi-branché, semi-beauf. C’était un as du jeu de mots, qui ne voulait souvent rien dire, mais ça faisait sourire son entourage. Il adorait se mettre en valeur. C’était un winner Fred, il réussissait tout. Faut dire, il avait la positive attitude. La plupart de ses « bons » mots n’étaient pas de lui, ce qui n’a aucune importance de nos jours. Dans la société du clic, les branleurs sont rois. Il abhorrait la télé-réalité, pour lui, c’était de l’abrutissement et rien de plus. Fred regrettait énormément que les jeunes regardent autant ces programmes car il y avait tellement d’autres émissions intéressantes à ses yeux clos. Cependant, il n’était pas dupe et savait que les médias en général sont loin de la vérité. Il allait

vendredi 13 décembre 2013

Ne pleure pas Pierre Rabhi. Mary Poppins.

Je déteste qu’on utilise mes penseurs préférés à mauvais escient. Je déteste qu’on touche à Montaigne. Je déteste que les politiques aient utilisé la mort d’Albert Jacquard pour se donner une image d’humaniste cool, alors que jamais aucun d’entre eux n’a repris son concept de décroissance positive. Bien trop occupés à relancer la consommation. Et surtout, je déteste qu’on altère, qu’on frelate, qu’on défigure un propos pour le vomir en un nouveau fascisme aveugle et régressif. Parlons de Pierre Rabhi.