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dimanche 23 octobre 2016

Joie. Maeki Maii

Mark Rothko, Untitled,
Orange on Yellow, 1956
Le divertissement c’est dangereux, ça attaque les zones sensibles, ça ronge l’esprit. C’est un cancer. Leur médicament est nocif. On donne de l’eau de javel à des bébés, et ils biberonnent. Et ils trouvent ça bon, leur javel, elle a goût de fraise bonbon. Par l’émotionnel, toutes émotions est déchiquetées. En charpie. Puis ils viennent avec des mallettes pleines de produits. Ils nous vendent ces produits comme du rêve, et comment osent-ils appeler leurs saloperies ? De la Joie !

Mais la Joie ce n’est pas ça. Non. La Joie… elle est toute visage. Toute innocence. Très, très lumineuse. Elle se parfume d’eau fraîche. Elle adoucit les mœurs. C’est un coussin en soie ou en satin. Avec des petites décorations cousues à la main. Des pétales de grâce en jasmin. La joie est très féminine, sans artifice, sans prétention. Mutine. Quand elle rit, les océans se scindent en deux pour laisser passer les cortèges de tendresse pénétrer l’épine dorsale. Quand elle crie, les cieux déversent des torrents de larmes de délicatesse, à en noyer nos Ames. Câline, elle embrasse, elle

mercredi 14 mai 2014

De l’animal. Mary Poppins.

Depuis quelques mois, je suis complètement végétarienne. Évidemment, je déteste déjà mes petits camarades nouveaux végétariens, au moins autant que les carnivores. Cependant j’adore les regarder faire et les écouter parler. On les reconnait facilement dans les rayons du Monoprix : tout à coup, enfin je veux dire depuis qu’ils ont compris que manger de la viande c’était mal, vu que c’est trop branché de ne pas en manger, le rayon boucherie les fait tourner de l’œil. C’est assez intéressant aussi de les voir hésiter devant les algues du Naturalia : ils ont l’air inquiet et deviennent tout pâles rien qu’en les regardant. Par contre, ils te pourrissent tous les repas en dissertant d’un air de premier de la classe sur les horreurs de l’équarrissage. Ce serait trop beau que cet engouement pour le végétarisme invite à une réflexion plus large sur notre cohabitation avec d’autres espèces vivantes, mais tourner autour de trois feuilles de salades et un morceau de tofu n’a toujours pas réformé

samedi 13 juillet 2013

L'interview de Gustavo : une prostituée.

Dans ce monde, il y a certaines personnes dont le vécu, la vision des choses m’intéressent beaucoup. C’est le cas de ce que l’on considère généralement comme des marginaux, par exemple les clochards ou les prostituées. J’ai donc voulu interviewer une travailleuse du sexe ou plutôt une de ces « ombres de rue ». Ces femmes, du moins celle qui le font par choix, ont selon moi énormément de mérite, et beaucoup plus de dignité que la plupart d’entre nous. J’ose affirmer qu’il y a plus de vie dans la bouche d’une prostituée qu’entre les mains d’un banquier. La preuve :

GM : Depuis combien de temps vous faites ce métier ?

P. : Depuis 7 ans.

GM : Vous faisiez autre chose avant ?

P. : Oui, je n’avais jamais fait ça avant, ça m’est arrivé par les épreuves de la vie... Personne ne sait ce que la vie nous réserve, des fois on gagne, des fois on perd.

mercredi 13 mars 2013

Tranche de vie... JohnnyBadDog.

NB : Les anecdotes et citations de ce récit sont tirées de faits réels et vécus !

« Si j’étais pas rentré dans les TP à 18 ans, aujourd’hui je serais sûrement en cabane ou je passerais mon temps aux putes, maintenant j’y vais mais que la semaine !! »

Cette réplique ne sort pas d’un film écrit par Audiard ou Mocky, elle est celle d’un compère poète de boulot. Voici le sujet de mon article ce mois-ci, mon boulot, ou plutôt le monde dans lequel j’évolue professionnellement car avant d’être un métier, les travaux publics sont un monde, au sens propre du terme avec ses codes, ses valeurs, son vocabulaire, un mode de vie, une mentalité bref un monde à lui tout seul.

L'invité du Nouveau Monstre : Dino Mansland.

Merci à PG et ses biscotos.
Penseur à multiples casquettes, Dino Mansland a été pour moi une rencontre majeure lors de mon cursus en Asie du Sud Est. En effet, c’est au détour d’un pupitre que j’ai pu échanger avec ce jeune maître de conférence au sujet de la passion et la fascination qu’à toujours suscité l’image du corps dans l’histoire des peuples. S’ensuivirent de nombreux travaux empiriques de sa part pour éluder les mystères de cette passionnante thématique, études qui l’ont conduit à une certaine renommée dans cette région du monde tant portée sur les plaisirs de la chair. Aujourd’hui, il nous fait l’honneur de nous offrir un extrait de son Oeuvre de maturité, un regard sur l’altérité des genres, l’incontournable «Des fleurs et du vin». Dégustez sans crainte... Albert Fumier.

EXTRAIT

«Des fleurs et du vin»