J’étais à deux doigts d’opposer une indifférence totale au mouvement Nuit Debout afin de ne pas me compromettre dans cette incommensurable bluette que représente la lutte patronat/salariat, aussi passionnante qu’un livre de Marc Lévy, aussi assommante qu’un programme de France2. Comme d’habitude, et quand j’écris comme d’habitude on doit sentir poindre une certaine lassitude, la cause oppose des gens grisâtres en costume à des gens grisâtres en sarouel. Aucun des deux partis n’est avare de poncifs et chacun veut manger tout le gâteau. Parce qu’évidemment le conflit n’aboutit jamais, le patronat suçant le sang du salariat qui rêve de l’étriper, et vice versa, mais surtout, chacun rêvant d’amasser le plus d’argent et d’en perdre le moins possible, on comprend facilement qu’on ne les mettra jamais d’accord. Le chef d’entreprise bave la nuit en rêvant de produire au coût le plus bas afin de dégager un bénéfice toujours plus vertigineux. Le salarié, lui, délire en rêvant d’un salaire de ministre, d’allocations généreuses, d’un pouvoir d’achat infini. Évidemment les deux partis babillent un jargon d’une mauvaise foi monstrueuse et de tout temps
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mercredi 22 juin 2016
mardi 17 février 2015
vendredi 14 novembre 2014
Génération Like. Gustavo Mazzatella.
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| @Justine Ollier |
Elle est de petite taille ma génération, n’a pas le moindre style. Des has been de naissance ! Son visage est pâle, son regard vide, éteint. Son ignorance se lit sur sa tronche. Quand elle rit, c’est désespérant. Sa volonté de faire la fête est une preuve indiscutable de sa tristesse. Son assurance dans sa fausse route va la courir inexorablement à sa perte, mais elle s’en fout. Elle fonce. Tout droit. Pas comme une voiture bélier à Jérusalem, sans la moindre conviction. Je m’en vais souffler sur ces larves ; je fais partie de cette génération, j’y suis en plein. Surtout prenez ça pour vous, contre vous, en vous.
Ma génération est une armée de pleurnicheurs ! Ils se sentent à merveille dans cette époque de la compassion à tout-va, du chantage de l’émotion. Rien de tel qu’une maladie grave ou une mort
dimanche 13 avril 2014
Article payant. Gustavo Mazzatella.
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| @Justine Ollier |
Je parle rarement d’argent alors que c’est le sujet préféré de mes contemporains : les riches évoquent continuellement le fric dont ils ne savent pas quoi foutre à l’instar des pauvres qui en sont jaloux et conversent autour de ce qu’ils n’auront jamais. Je ne peux pas être du côté des pauvres... J’observe bien tous ces gens vivre au-dessus de leurs moyens, puis s’en plaindre. Leur complainte serait presque touchante, si elle n’était pas le fruit d’un pathétique souhait de
jeudi 13 février 2014
L'interview de Gustavo : Léonel Houssam (ex Andy Vérol)
Je ne sais pas s'il est vraiment nécessaire de vous présenter Léonel Houssam, anciennement Andy Vérol. Non pas qu'il soit "connu", on pourrait d'ailleurs le définir comme l'écrivain le moins connu des écrivains reconnus à l'instar d'un Rockin Squat dans le rap. Mais je vous dirais quoi, qu'il a un style d'écriture dément et qu'il est bougrement intéressant, vous allez voir tout ça dans les réponses qui suivent...
GM : Vous étiez Andy Vérol, et depuis septembre 2013, vous êtes devenu Léonel Houssam. Pourquoi avoir changé de pseudonyme ?
LH : Parce qu’Andy Vérol était devenu intellectuellement insolvable et une parodie de lui-même. J’avais aussi envie d’ouvrir le champ de création. Ce genre de personnage te cantonne à la provocation perpétuelle et surtout à un positionnement systématiquement contre. Je suis désormais plus libre, et délesté du poids d’une notoriété à la con.
GM : Vous étiez Andy Vérol, et depuis septembre 2013, vous êtes devenu Léonel Houssam. Pourquoi avoir changé de pseudonyme ?
LH : Parce qu’Andy Vérol était devenu intellectuellement insolvable et une parodie de lui-même. J’avais aussi envie d’ouvrir le champ de création. Ce genre de personnage te cantonne à la provocation perpétuelle et surtout à un positionnement systématiquement contre. Je suis désormais plus libre, et délesté du poids d’une notoriété à la con.
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