Affichage des articles dont le libellé est manifestations. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est manifestations. Afficher tous les articles

mercredi 22 juin 2016

Nuit debout

J’étais à deux doigts d’opposer une indifférence totale au mouvement Nuit Debout afin de ne pas me compromettre dans cette incommensurable bluette que représente la lutte patronat/salariat, aussi passionnante qu’un livre de Marc Lévy, aussi assommante qu’un programme de France2. Comme d’habitude, et quand j’écris comme d’habitude on doit sentir poindre une certaine lassitude, la cause oppose des gens grisâtres en costume à des gens grisâtres en sarouel. Aucun des deux partis n’est avare de poncifs et chacun veut manger tout le gâteau. Parce qu’évidemment le conflit n’aboutit jamais, le patronat suçant le sang du salariat qui rêve de l’étriper, et vice versa, mais surtout, chacun rêvant d’amasser le plus d’argent et d’en perdre le moins possible, on comprend facilement qu’on ne les mettra jamais d’accord. Le chef d’entreprise bave la nuit en rêvant de produire au coût le plus bas afin de dégager un bénéfice toujours plus vertigineux. Le salarié, lui, délire en rêvant d’un salaire de ministre, d’allocations généreuses, d’un pouvoir d’achat infini. Évidemment les deux partis babillent un jargon d’une mauvaise foi monstrueuse et de tout temps

jeudi 21 mai 2015

L'invité du Nouveau Monstre : Maeki Maii !

Quand j’ai appris la fusillade sanglante dans les locaux de Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015, j’ai été fortement attristé… non pas à cause des décès de 2 flics et de quelques journalistes franchouillards dont je n’ai strictement rien à foutre, non, non, j’ai été attristé du fait que les événements de la Vie peuvent pousser deux personnes à commettre une action aussi radicale. Alors j’ai essayé de comprendre.

Comme d’habitude dans ce genre d’événement, il faut satisfaire les bien trop nombreuses fines bouches. Vous savez ! Celles qui ne réagissent que par l’émotion ! Celles qui veulent entendre tout le monde dire que cet acte est vraiment horrible, intolérable,

mardi 13 janvier 2015

Je suis Choron. Gustavo Mazzatella.

Voilà le mot d’ordre : je suis Charlie. C’est écrit partout, dans les rues, sur les vitrines de magasins, les panneaux d’autoroute, sur Twitter, toutes les photos de profil Facebook... La France et ses habitants n’ont jamais été aussi lucides : ils sont Charlie. Charlie Hebdo, celui de 1992, de l’autoritaire et prétentieux Philippe Val, piètre bouffon du pouvoir, de Charb et consorts. Et aussi de quelques anciens, des vieux de la vieille, Cavanna, Cabu, Wolinski. Oui, les Français sont Charlie : tous unis, républicains, bourgeois, corporatistes, médiocres, beaufs, moralisateurs, collaborationnistes avec cet ultra-libéralisme, racistes, dociles, veules, bêtes. Entendez moi bien : je ne cherche pas à rabaisser les personnes décédées ce 7 janvier 2015, ni, encore pire, à glorifier l’acte des auteurs de cet attentat. Ce qu'il s’est passé est