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vendredi 17 juillet 2015

Transit. Mary Poppins.

Gare de Paris Montparnasse, un jour de semaine, 18h. La foule, partout, l’impression d’avoir marché dans une fourmilière. Qui s’entasse dans les trains, déborde des escaliers roulants et des couloirs, reflue dans les moindres recoins en s’abreuvant d’eau en bouteille et de sandwichs dégueulasses.

  Un sentiment de solitude profonde m’étreint au milieu de ce charnier lorsque je pense aux centaines, aux milliers de gares et d’aéroports qui vomissent en cet instant les mêmes flots incessants de populace pressée. Chaque minute, 2000 avions décollent, autant atterrissent dans le monde. En 2030, on envisage qu’onze milliards de passagers

jeudi 21 mai 2015

L'invité du Nouveau Monstre : Maeki Maii !

Quand j’ai appris la fusillade sanglante dans les locaux de Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015, j’ai été fortement attristé… non pas à cause des décès de 2 flics et de quelques journalistes franchouillards dont je n’ai strictement rien à foutre, non, non, j’ai été attristé du fait que les événements de la Vie peuvent pousser deux personnes à commettre une action aussi radicale. Alors j’ai essayé de comprendre.

Comme d’habitude dans ce genre d’événement, il faut satisfaire les bien trop nombreuses fines bouches. Vous savez ! Celles qui ne réagissent que par l’émotion ! Celles qui veulent entendre tout le monde dire que cet acte est vraiment horrible, intolérable,

vendredi 20 mars 2015

En voie d'extermination. Mary Poppins.

Il semble, ces derniers temps, de plus en plus difficile de ne pas se conformer à un modèle de pensée et de vie uniques. Même une mauvaise chanson, du pourtant génial et nécessaire Goldman, cristallise les plus violentes rancunes. Chacun s’indigne que celui d’en face ne pense pas et ne vive pas comme lui, pensant lui être préférable, ils prennent tous des allures de prophète ou d’évangéliste et puis finalement ils ressemblent tous, tous à des fanatiques aveuglés par leur propre prosélytisme.

mardi 13 août 2013

Les péquenots du cœur. Gustavo Mazzatella.

Comment les Restos du cœur peuvent-ils exister encore aujourd’hui... Ne croyez pas que je vais m’insurger du fait qu’en 2013, il y ait toujours des gens qui meurent de faim, je laisse ça aux « enfoirés ». C’est d’eux justement qu’il va être question, de tous ceux qui participent à cette mascarade ô combien charitable contre laquelle il n’est pas admis de s’indigner.

Ces cons peuvent se réjouir : ils vont pouvoir utiliser à nouveau la photo de leur Dieu non vivant Coluche dans tous leurs locaux et pour leur communication. Car oui, même une association se doit de faire de la propagande de nos jours. Il a donc été celui qui a créé cette connerie qui porte un nom. Je suis un très grand admirateur de Coluche, jusqu’au 16 mars 1981, date de la mort de sa subversion. Tout ce qu’il a fait après ne vaut quasiment rien, et les Restos du cœur sont l’apothéose de ce néant... Tout comme l’Abbé Pierre était un salaud, le Coluche d’après