Affichage des articles dont le libellé est Hara kiri. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Hara kiri. Afficher tous les articles

jeudi 10 décembre 2015

L'interview de Gustavo : Sylvia Lebègue !

Sylvia Lebègue fut la compagne du Professeur Choron pendant vingt ans. En janvier dernier est sorti son livre "Choron et moi", un témoignage essentiel d'une sincérité admirable sur cette histoire d'amour avec le co-créateur d'Hara Kiri et Charlie Hebdo. Entretien fleuve sans langue de bois.

Gustavo Mazzatella : Choron est-il le premier homme que vous avez connu ? Imaginiez-vous vivre une histoire d’amour de la sorte quand vous étiez jeune fille ?

Sylvia Lebègue : Le Professeur Choron est en effet le premier homme avec lequel je me suis engagée si longtemps. Une vie en somme, et pas des moindres, de plus nous avions 31 ans d’écart. Lorsque je l’ai rencontré, j’avais 24 ans et lui 55. C’est peut être insignifiant sur le moment, mais lorsque le temps passe et que l’on voit son conjoint atteint de multiples « petits bobos à répétition », on commence à réaliser qu’on a peut- être eu un « moment d’égarement » ! Je ne m’étais pas préparée à vivre une relation sans mariage, ni

mardi 13 janvier 2015

Le Nouveau Monstre, janvier 2015 :


Choron par Marc-Edouard Nabe.

Marc-Edouard Nabe a publié ses premiers dessins dans Hara-Kiri, en 1974, dès l’âge de 15 ans. Une expo de ses dessins a d’ailleurs eu lieu en décembre dernier dans une galerie à Paris. S’étant par la suite dirigé vers la littérature plutôt que le dessin d’humour, il a malgré tout continué à fréquenter la mythique rue des trois portes, dont les récits figurent dans son journal intime. Un hommage à Choron ne pouvait se passer de ces mots savoureux, car, comme le dit Jackie Berroyer, « Les plus belles pages sur Choron sont dans le journal de Nabe, un autre artiste contemporain, très dérangeant. » Morceau choisi.

Mardi 15 mai 1984 : [...] Charlie Hebdo et Hara-Kiri ont tout débloqué. Avant eux, il n’y avait rien. Il y avait Ici Paris et France-Soir. J’aimerais que tous viennent dire

Choron, Dernière.


Extrait du film Choron, Dernière, réalisé par Pierre Carles et Eric Martin sorti au cinéma le 7 janvier 2009. Cavanna est extrêmement touchant dans ce passage, et rappelle à juste titre qu'il n'y aurait pas eu Hara Kiri ni Charlie Hebdo sans le Professeur Choron, trop souvent oublié dans cette histoire... Choron, ce "mystique de la subversion" comme le dit Marc Edouard Nabe dans ce film, a

mercredi 13 mars 2013

L'interview de Gustavo : Pacôme Thiellement.

Pacôme Thiellement vu par Arnaud Baumann
(devant une toile de Orsten Groom)
Première interview masculine ! Il était temps, à force, on m’aurait pris pour un militant féministe, quelle horreur... Mon dernier article (billet d’humour) a été inspiré par un livre de Pacôme Thiellement, Tous les chevaliers sauvages, tombeau de l’humour et de la guerre, que je citais d’ailleurs. J’ai eu la chance d’échanger des mots avec ce personnage atypique et mystique, que j’avais découvert sur le plateau de l’émission de Fréderic Taddéi, Ce soir (ou jamais !). Ce barbu même pas islamiste qui a dépassé l’âge du Christ a écrit plusieurs essais, notamment sur la série Lost, Led Zeppelin ou encore Frank Zappa. C’est pas le genre de mec à dire des conneries, voyez par vous-même.


Gustavo Mazzatella : Pouvez-vous vous présenter ?

Pacôme Thiellement : Je suis né à Paris. Je m’appelle Pacôme Thiellement.

GM : Vous définissez-vous comme un écrivain ?

PT : Je suis démonologue. Je travaille sur la question du diable, du Mal, des démons, des tortures éternelles. Parfois je fais des textes, parfois des films (avec Thomas Bertay).

vendredi 15 février 2013

Billet d'humour. Gustavo Mazzatella

« On peut rire de tout mais pas avec n’importe qui » disait Desproges, considéré aujourd’hui par tous comme un anticonformiste. Malheureusement, il fut à la fin de sa carrière, comme Coluche ou encore Guy Bedos, le fer de lance de ses humoristes faussement engagés, dont la seule subversion a été d’être un antilepeniste primaire au service de l’antiracisme et de la morale, du pain béni pour la gauche comme la droite. Eux qui avaient si bien commencés, ils sont tombés la tête la première dans le piège même pas tendu par les politiques. Aujourd’hui, le combat de leurs successeurs considérés comme humoristes politiquement incorrect, de Guillon à Porte en passant par Roumanoff (le troisième frère Bogdanoff !), s’est transformé par de