Entretien avec Pierre Carles, deuxième épisode. Au programme : la campagne présidentielle, l'abstention, les médias, et son nouveau film « Un berger à l’Elysée ? » coréalisé avec Philippe Lespinasse.
Gustavo Mazzatella : Que pensez-vous des nouvelles règles concernant le temps de parole émanant du CSA pour la campagne présidentielle ? Maintenant, outre le temps de parole des candidats, celui des éditorialistes sera également pris en compte, mais aussi le « poids » du candidat, dont on se demande comment il sera calculé..
Pierre Carles : Ça ne change pas grand chose au problème principal : l’inégalité de traitement des programmes ou des propositions politiques. Peu importe les personnes. Ce ne sont pas les hommes et femmes politiques ni la personnalité ou le caractère de ces derniers qui nous intéressent dans cette affaire. Quand bien même ces femmes et hommes politiques feraient l’objet d’un traitement égalitaire dans les grands médias, cela ne changerait rien au problème : toutes les sensibilités politiques ne sont pas audibles. Certaines idées, non-portées par un candidat traditionnel à l’élection présidentielle, sont absentes : la parole de ceux qui militent pour une décroissance pure et dure, par exemple. Ou la parole de ceux qui refusent d’aller voter tant qu’il ne sera pas possible de révoquer les élus en cours de mandat s’ils ne respectent pas leurs engagement de campagne. Et quand bien même, il serait donné la possibilité à toutes les courants politiques d’exposer leur programme, certains sont avantagés par rapport à d’autres. Ceux qui se battent pour fermer les prisons et mettre en place des peines de substitution à l’incarcération devraient bénéficier de bien plus de temps d’expression que ceux qui réclament
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mardi 21 février 2017
samedi 20 février 2016
NATACHA ROBERT LIBERATION. Gustavo Mazzatella.
Moi, dans notre chère contrée, je ne vois que des inlassables prétentieux, cherchant à être des faiseurs d’opinions au détriment de l’information... Comme ils n’ont ni le talent ni les connaissances pour convaincre qui que ce soit, les voilà forcés de s’aligner sur la pensée du plus grand nombre, afin de vendre en masse. Oui, les patrons de presse et autres chefs de chaînes de télé sont des financiers : il faut faire du chiffre. Alors les larbins exécutent. Ils sont exactement comme les politicards : pas étonnant qu’on les retrouve dans
mardi 13 janvier 2015
Choron, Dernière.
Extrait du film Choron, Dernière, réalisé par Pierre Carles et Eric Martin sorti au cinéma le 7 janvier 2009. Cavanna est extrêmement touchant dans ce passage, et rappelle à juste titre qu'il n'y aurait pas eu Hara Kiri ni Charlie Hebdo sans le Professeur Choron, trop souvent oublié dans cette histoire... Choron, ce "mystique de la subversion" comme le dit Marc Edouard Nabe dans ce film, a
samedi 14 juin 2014
L'interview de Gustavo : Pierre Carles.
Blacklisté partout, sa résistance s'organise autour d'internet, de trop rares cinémas indépendants et projections "sauvages". Sa critique des grands médias n'est pas bête et facile comme souvent ailleurs, elle est réfléchie, cohérente, consistante. Dans ses films, il donne la parole à ceux qui ne l'ont jamais, et ça fait du bien ! Il nous a reçu dans ses locaux montpelliérains : entretien fleuve avec Pierre Carles.
Gustavo Mazzatella : Qu’est-ce que ça vous fait de vous faire interviewer par un « non-journaliste » ?
Pierre Carles : C’est une question que je ne me pose pas, la question c’est de savoir si les gens qui m’interrogent ou qui discutent avec moi ont des choses intéressantes à dire ou non, des choses personnelles ou si ce sont des perroquets. C’est gênant d’avoir en face des personnes qui ne pensent pas par eux-mêmes
Gustavo Mazzatella : Qu’est-ce que ça vous fait de vous faire interviewer par un « non-journaliste » ?
Pierre Carles : C’est une question que je ne me pose pas, la question c’est de savoir si les gens qui m’interrogent ou qui discutent avec moi ont des choses intéressantes à dire ou non, des choses personnelles ou si ce sont des perroquets. C’est gênant d’avoir en face des personnes qui ne pensent pas par eux-mêmes
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