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mardi 14 avril 2015

Love Story. Gustavo Mazzatella.

Laissez-moi vous conter une histoire d’amour, comme on les montre dans les mauvais films et dans les mauvais livres. Ces genres de navets dans lesquels n’importe qui peut annoncer la fin d’une scène tellement le scénario est nul. Le décor se situe dans la sphère visible par tous. Deux personnes de sexe opposés se rencontrent, par la force des choses. Les deux personnalités sont abondamment médiocres et leur rencontre offre un piteux spectacle, et pourtant, il faut bien raconter cette histoire autant banale qu’importante pour notre époque. Ça commence du côté féminin par deux sentiments complémentaires : la haine et la peur. Bien sûr, il y a un intérêt évident et fort, qui se voit renié à cause de ces deux sentiments inquiétants. L’homme, lui, est sous le charme de cette dame plurielle et va entamer son interminable phase de séduction. Il essaie de plaire, tout en gardant et en mettant en valeur

samedi 13 juillet 2013

Lettre ouverte aux deux sexes, n°8. Albert Fumier.

Merci à Mle N pour son bronzage.
La ligne d’eau chatouille la peau si fine du dessous de ses seins. Zoé, tel un automate, remonte ses poignets vers le ciel pour préserver ses bras d’une baignade pourtant inéluctable. Deuxième « hoooou » après celui émis lors de la submersion du premier pli de ses lèvres vaginales. Elle se retourne, à demi tétons submergés, me faisant signe de la rejoindre, en un mouvement de poignet à la grâce précaire. Elle est frileuse, ma Zoé. Toutes les femmes sont frileuses mais ne leur dites pas, tout le monde cherche naïvement à rester singulier. Il est temps de se lever de la serviette et entamer la plongée, voilà qui est déjà fait pour les pieds. Je ne vois que sa bouche, que son sourire. J’arrive à ma bien aimée, plus que quelques foulées sous marines. Dans son regard, je me sens fière torpille, destrier inébranlable, j’en oublierai presque que connement je bande. Bientôt joints, enlacés, la croisière peut s’amuser.

Coquine Telline.