Lorsque mon rédacteur en chef (qui est tyrannique et à peu près fou) m’a annoncé : en avril on sort un numéro sexuel, j’ai d’abord râlé, puis j’ai vite intégré l’idée que j’allais devoir m’y plier vu que je suis la seule à écrire pour lui, les autres ont foutu le camp, et alors sans moi, on fermerait la boutique. J’ai commencé à dessiner quelques enchevêtrements de corps, un bras ici, là la pointe d’un sein, juste au-dessus d’une turgescence, le tout emmêlé de cheveux et j’allais ajouter une fine lanière de cuir lorsque j’ai réalisé que je m’ennuyais. Peut-être que plus exactement je n’ai pas le talent d’écrire quelque chose qui ferait bander comme le fait très bien Albert Fumier, qui porte bien son nom celui-là, qui n’a jamais rendu son texte. Mais parlons de sexe, oui, finalement.
Les photographies de Rupi Kaur m’avaient agacée comme m’agace toujours l’art qui ne trouve de légitimité qu’en éventrant les tabous d’une société sur le déclin. La fille pose tachée du sang de ses règles. Cette fois j’ai bien voulu m’y arrêter
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samedi 30 avril 2016
samedi 20 février 2016
mercredi 13 août 2014
mardi 13 août 2013
samedi 13 juillet 2013
mercredi 13 mars 2013
Lettre ouverte aux deux sexes, n°5. Albert Fumier.
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Mle A photographiée par Modelechou Fotografi.
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18H18, et merde, lâcher cette putain d’horloge du regard ! Allez Bébert, t’en as connu d’autres, des pannes. Des bien plus pathétiques, d’ailleurs... Pourquoi rien ne vient ? Comme si tout s’acharnait contre moi, aujourd’hui. Déjà, hier, Zoé s’est refusée à moi. Alors que nous combustions de tout poil, que les couverts étaient sortis et bien «non». Mais pourquoi donc ? M’offusquai je. «Non, ne me demande pas plus, tu n’y es pour rien. C’est pas grave». Comment angoisser un homme sans prêter l’air d’y toucher...
«Albert, j’ai dit non !»
mercredi 14 novembre 2012
Lettre ouverte aux deux sexes, n°1. Albert Fumier
Il faut enfin aborder les vrais sujets, les vrais maux de notre société, pénétrons dans le lit du français, pénétrons dans son vagin, aventurons nous à titiller sa prostate ! Pas caméra au poing, bien évidemment non, pénétrons y spirituellement en usant des mots pour mieux en dévoiler la réalité, la substance…
Une pipe, c’est propre.
Une pipe, c’est propre.
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