mercredi 14 novembre 2012

Lettre ouverte aux deux sexes, n°1. Albert Fumier

Il faut enfin aborder les vrais sujets, les vrais maux de notre société, pénétrons dans le lit du français, pénétrons dans son vagin, aventurons nous à titiller sa prostate ! Pas caméra au poing, bien évidemment non, pénétrons y spirituellement en usant des mots pour mieux en dévoiler la réalité, la substance…

Une pipe, c’est propre.



Choron disait « une sodomie, c’est sale… la chatte, ça sue… alors qu’une pipe… c’est propre ! ». Que peut-on rajouter après une dissertation si pertinente ? Fiers mâles que nous sommes, 
nous affirmons à ces dames préférer les joutes intenses, les combats rapprochés où on joue à se prouver tout l’intérêt que l’on porte à sa partenaire en lui culbutant la matrice. Mais, l’honnêteté voudrait que l’on arrête de feindre ce faux engagement valeureux pour se rabaisser à la modeste réalité… oui, il n’y a rien de plus agréable que de se faire pomper le nœud, assis dans son canapé en regardant le dernier Scorsese, en écoutant un bon Aznavour ou même, osons le, le multiplexe dominical de RMC Info - je me permets d’ailleurs d’ouvrir une parenthèse pour vous inviter à remarquer qu’au contraire de la rumeur populaire, l’homme peut se concentrer sur deux choses à la fois mais revenons au propos, s’il vous plaît -. Celui qui ose me contredire n’a jamais connu le bonheur, que dis je, l’amour, ou a survolé la puberté de manière inquiétante.

A vous, messieurs, gardez vous en mémoire ce bonheur extatique de se sentir plume alors que votre t-shirt retroussé tient solidement sur la généreuse protubérance entourant votre nombril ? Entendez-vous encore les clapotis baveux qui sonnent de la commissure de sa bouche en cœur ? Vous souvenez-vous toujours du mouvement du gourmand minois juché sur son vilebrequin ?
Si oui, revenons aux origines de cet exquis préliminaire…

Depuis les romains, la fellation trône au sommet du podium des fantasmes masculins, juste au dessus de la mise à mort au Cirque et du go fast sur la Via Domitia. L’étude d’archives datant du règne de Marc Aurèle, nous révèle d’ailleurs que l’ancêtre des ritals a pris la friponne habitude de happer le manche à couilles entre deux jarres de cervoise lors des orgies du 1er siècle après JC. Alors, certes, je vous entends vociférer, le romain était particulièrement PD mais qu’importe, on lui doit l’invention de cette divine pratique, qu’il a tôt fait d’enseigner aux femmes, pour leur offrir une place plus noble dans le couple, dans la société. Quel démocrate, me direz vous… Et bien je ne me permettrais pas de juger de la gravité d’une telle mesure mais en déterrant les racines, on s’apercevrait peut être que tout cela n’est pas si étranger à l’obtention du droit de vote féminin. Refermons la parenthèse, là n’est pas le propos.

Une pipe donc, une pipe sur son canapé n’a pas d’égale. Et vous le savez bien, mesdames. Je vous soupçonne de ressentir une vive émotion en croisant son sourire niais tandis que vous redressez votre visage avant de chercher l’évier le plus proche. Quelques secondes plus tard, au moment où vous recrachez toutes les potentielles vies humaines aspirées direct au goulot et que votre amant, inerte sur le ring, se fait compter 3 KO techniques d’affilée, et bien je suis certain que vous vous rappelez fièrement votre domination sur le genre humain. Profitez, cela ne durera pas ! La propagation de l’auto fellation ramènera peut être l’homme, d’ici quelques 100aines de générations, à une posture morphologique plus pratique pour se satisfaire lui-même. Ce jour là, je ne donne pas longtemps aux sociétés pour rendre à l’intégralité des dames, même les plus estimées, leur place originelle. A savoir, à la cuisine avec un balai dans les quenottes devant le téléshopping quotidien. Le monde ne s'en portera que mieux et pourra sereinement préparer son big bang terminal tout en confiant l’écriture de l’épilogue aux survivants de Bugarach. Doux Jésus…

Enfin bref, rien ne sert de trop s’étendre, le plaisir ultime est à la pipe, messieurs ! Ou plutôt « mesdames » puisqu’il est inutile de faire mine de convaincre ces faux culs de mecs. Suçons-nous tous ! Léchons-nous, mordillons-nous les jouets ! Et si madame n’en a pas assez avec la carte bleue ou le week end annuel à Djerba pour se sentir redevable, inversez votre juxtaposition pour lui dévorer la clochette, elle finira bien par se donner du cœur à l’ouvrage.

Albert Fumier, pour vous servir.

1 commentaire:

  1. Bien dit Albert, je n'ai qu'un mot à ajouter :

    http://www.ceci-nest-pas-une-pipe.com/

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