Depuis quelques mois, je suis complètement végétarienne. Évidemment, je déteste déjà mes petits camarades nouveaux végétariens, au moins autant que les carnivores. Cependant j’adore les regarder faire et les écouter parler. On les reconnait facilement dans les rayons du Monoprix : tout à coup, enfin je veux dire depuis qu’ils ont compris que manger de la viande c’était mal, vu que c’est trop branché de ne pas en manger, le rayon boucherie les fait tourner de l’œil. C’est assez intéressant aussi de les voir hésiter devant les algues du Naturalia : ils ont l’air inquiet et deviennent tout pâles rien qu’en les regardant. Par contre, ils te pourrissent tous les repas en dissertant d’un air de premier de la classe sur les horreurs de l’équarrissage. Ce serait trop beau que cet engouement pour le végétarisme invite à une réflexion plus large sur notre cohabitation avec d’autres espèces vivantes, mais tourner autour de trois feuilles de salades et un morceau de tofu n’a toujours pas réformé
