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| Merci à Mle L. et son joli minou |
Très récemment dans le train, en plein trajet, une personne est venue remplir mon champ de vision. Compartiment de 4 personnes, elle s’est installée à côté du jeune homme qui me faisait face. Ils se connaissaient. Bien au-delà du court dialogue qui s’est instauré entre eux, il s’est passé quelque chose qui m’a frappé. Lui lisait
Le meilleur des mondes, et elle a sorti le
Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline. J’en arrive à l’événement important qui me fait vous raconter tout ça : elle a préféré dormir plutôt que de lire un des plus grands romans du siècle dernier, qu’elle n’avait encore « jamais lu ». Tilt ! Car ce fait totalement anodin illustre parfaitement ma pensée actuelle. On vit dans un monde où lorsqu’on a le choix entre Céline et le sommeil, on pionce. Certes, elle l’a raconté à son ami, elle était extrêmement fatiguée, et moi le premier j’aurais sans doute roupillé si j’avais été dans un état semblable au sien. Toujours est-il que c’est un exemple hyper