Oh mon dieu. En une semaine, au moins douze personnes m’en ont parlé, et j’ai été obligée de voir que la presse relayait l’info. Il n’est donc plus exclu que l’homme soit immortel, et prochainement en plus de ça. C’est-à-dire que je risque d’assister à cette très vilaine tragédie. J’imagine qu’ils sont contents, les petits rats de laboratoire, les apprentis-chimistes à qui on devrait couper les mains et la langue. Comme le dit ma mère, ils feraient mieux d’inventer un truc pratique pour ouvrir l’emballage des pâtes. Mais non, ils ont vu plus haut, ceux-là. Ils se sont dit tiens, on va faire un truc que personne n’a fait. Bon, en vrai, ça part souvent d’un bon sentiment. Et comme d’habitude, ça va dégénérer. Je revois l’histoire d’Alfred Nobel, qui, en voulant rendre la nitroglycérine plus maniable, met au point la
