Blacklisté partout, sa résistance s'organise autour d'internet, de trop rares cinémas indépendants et projections "sauvages". Sa critique des grands médias n'est pas bête et facile comme souvent ailleurs, elle est réfléchie, cohérente, consistante. Dans ses films, il donne la parole à ceux qui ne l'ont jamais, et ça fait du bien ! Il nous a reçu dans ses locaux montpelliérains : entretien fleuve avec Pierre Carles.
Gustavo Mazzatella : Qu’est-ce que ça vous fait de vous faire interviewer par un « non-journaliste » ?
Pierre Carles : C’est une question que je ne me pose pas, la question c’est de savoir si les gens qui m’interrogent ou qui discutent avec moi ont des choses intéressantes à dire ou non, des choses personnelles ou si ce sont des perroquets. C’est gênant d’avoir en face des personnes qui ne pensent pas par eux-mêmes
