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mardi 27 juin 2017

Vive Proust !

Qu’est-ce qu’elle a été rude, cette période... Campagne présidentielle, élection présidentielle, entre-deux-tours, un nouveau président, puis rebelote avec les législatives... Et au-delà de ces conneries, encore plus lourdingue : le commentaire des « gens » ! Philosophes, anonymes, hommes et femmes de médias, artistes, comptes Twitter, sociologues, amis Facebook... personne n’a pu s’empêcher ! Mais au moins, les médias, ils en vivent (ou vivotent, plutôt) de cette merde... Alors que les « gens »... Quel intérêt ? L’affaire Pénélope Fillon, la « remontada » Mélenchon, son hologramme à la con, le phénomène Macron, son homosexualité, Poutou le fou, Marine Le Pen la danseuse étoile, Brigitte Macron par-ci, Brigitte Macron par-là, Guaino complètement marteau, l’agression d’NKM, le mandat ministériel flash de la pirouette Bayrou... ça ne s’arrête jamais ! Tout le monde y va de sa toute petite phrase, de sa dérision à deux balles. Lachez l’affaire les gars ! Quelle perte de non-énergie...

mardi 14 avril 2015

Les mots d'Artaud !

Plus actuel que Michel Houellebecq, Jean Dujardin, Natacha Polony, Fauve, Guillaume Canet, Michel Onfray, Jamel Debouzze, Booba, Dieudonné, Frédéric Beigbeder... Antonin Artaud !

L’art a pour devoir social de donner issue aux angoisses de son époque. L’artiste qui n’a pas ausculté le cour de son époque, l’artiste qui ignore qu’il est un bouc émissaire, que son devoir est d’aimanter, d’attirer, de faire tomber sur ses épaules les colères errantes de l’époque pour la décharger de son mal-être psychologique, celui-là n’est pas un artiste.

Tout comme les hommes les époques ont un Inconscient. Et ces parties obscures de l’ombre dont parle Shakespeare ont aussi une vie à elles, une vie

jeudi 13 juin 2013

ART vs culture. Gustavo Mazzatella.

« Quand j’entends le mot culture, je sors mon revolver ! » Oui, la référence est violente... Mais la dictature culturelle ambiante me rend belliqueux. Elle est partout, sortie à toutes les sauces. C’est la crise ? Il faut divertir les gens grâce à la culture. Les jeunes de banlieues en difficulté ? Mais c’est parce qu’ils n’ont pas accès à la culture ! Etc etc. Vous avez faim ? On va vous en faire bouffer de la culture ! Tout est bon pour faire accepter l’abrutissement généralisé par le divertissement culturel, au dépend de l’art véritable. Il existe même un ministère de la culture, rien pour l’art que je sache. Le nombre de subventions accordées à des gens « de culture » m’exaspère profondément. Enfin je suis surtout scandalisé par le pognon public ou privé d’ailleurs qu’on gaspille dans cette culture insignifiante, qui plus est très chiante... Il est temps de mettre les points sur les i-ncultes, ceux qui justement se targuent d’être cultivés alors que leur littérature s’arrête à Houellebecq et leur cinéma à Woody Allen, là ou strictement rien n’a commencé !