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mardi 27 juin 2017

Nabe devant les cochons

Le dernier livre de Marc-Edouard Nabe fait beaucoup de bruit. Comme aurait dit un homme tout le temps habillé en noir : tout le monde en parle. Mal, mais tout le monde en parle. Il faut dire qu’il etait attendu, depuis l’annonce sur le feu plateau de Taddeï en janvier 2014. Petite recension (incomplète) :

Le talk-show du samedi soir On est pas couché, présenté par Laurent Ruquier, n’a bien sûr pas invité l’auteur de « Qui vomit a diné » ; cependant le livre a été « abordé » dans la revue d’actualité de Laurent Ruquier (il a abandonné son fameux « flop ten »), lors de l’émission du 20 mai dernier. Pour parler de : « la date de sortie du livre, le lendemain de l’élection d’Emmanuel Macron, afin de profiter de l’événement pour faire du buzz ». Quel commentaire ajouter à cela ?... Yann Moix, largement cité (humilié) dans le livre, a affirmé, après avoir langoureusement léché le cul de Benjamin Biolay, qu’il lui avait suffit de lire les titres des chapitres composant le sommaire pour connaître la teneur du livre. Il a dit ça d’une facon bien évidemment péjorative, seulement cela a reflété cette vérité terrible pour le chroniqueur : la table des matières de Les porcs vaut largement plus que l’ensemble de sa bibliographie. Vanessa Burgraff, tellement plus perspicace quand elle ne dit rien, a critiqué le côté « nombriliste de l’auteur », ce sur quoi Yann Moix n’a pu s’empêcher de rebondir : « dont on connait l’égocentrisme et la mégalomanie défiant toute concurrence ». Bien évidemment que Nabe parle de lui dans ce livre, car il était au centre, je

mardi 13 janvier 2015

L'interview du professeur Choron !

Extrait du livre « Je bois, je fume et je vous emmerde », entretiens philosophiques entre le Professeur Choron et Jean-Christophe Florentin. Morceau choisi.

9 décembre 1991, 15 heures 15.

[...]

Jean-Christophe Florentin : Professeur Choron, la propagation du sida vous inquiète-t-elle ?

Professeur Choron : Les hommes savent depuis longtemps stopper net les terribles épidémies de maladies contagieuses mortelles. Prenons pour exemple la fièvre aphteuse qui dissémine les troupeaux de bovins. Eh bien, on abat tout simplement les animaux malades. Le procédé est cruel, mais combien de boeufs, veaux, vaches, ont été sauvés grâce à cette mesure radicale. En ce qui concerne le sida, ne nous voilons pas la face, la solution est là.
D’ailleurs, il n’y a pas si longtemps, les américains ont démontré l’efficacité de

mercredi 13 août 2014

Bukowski. Mary Poppins.

J’ai une tendresse particulière pour ces auteurs qui raclent les fonds de trottoir. Ceux qui n’écrivent pas pour tuer le temps, ceux qui bavent, qui remuent la crasse et l’obscénité de toute l’humanité, ceux qui ont des trucs à dire, des monstrueux, des éventreurs de certitudes, qui caillassent la grammaire et violent la rhétorique.

Ça n’a pas été facile de rencontrer Charles Bukowski… Il faut dire qu’on n’en parle pas dans les livres d’école. C’est pas non plus le livre qu’on vous conseillera pour la plage afin d’endormir toute velléité de prise de conscience au moment où vous pourriez enfin sortir la tête de l’eau. Enfin bref il n’était nulle part et pourtant il s’est passé un truc que j’adore parce que c’est toujours comme ça que je découvre un auteur que je

mercredi 14 mai 2014

Him. Gustavo Mazzatella.

La première fois que j’ai vu ce type, c’était dans ma télé. 2004 je crois, j’étais assez jeune. C’était dans l’émission de feu Laurent Ruquier (à moins qu’il ne soit pas mort ?), « on a tout essayé ». Il venait présenter un livre ou plus exactement un best of de ses livres, « morceaux choisis ». Rien que le titre vaut bien plusieurs plagiats de Yann Moix. Il n’avait pas eu le temps de parler, un clébard en colère a aboyé très fort et très faux. Un certain Gérard Miller (le père d’Aymeric Caron ?). Ce psychanalyste de pacotille a bien fait son job minable d’agent de la Gestapo, car moi qui n’avait pas lu le moindre livre de l’invité et ne l’avait pas entendu s’exprimer, j’avais la certitude qu’il n’était qu’un facho prétentieux, lâche qui plus est, puisqu’il avait quitté le plateau. Aujourd’hui, après avoir lu une dizaine de ses livres, je me suis bien rendu compte par moi-même que c’est certainement