Affichage des articles dont le libellé est Front National. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Front National. Afficher tous les articles

mardi 27 juin 2017

La fin du politique

« C’est la force perverse des cyniques et des corrompus ; ils font toujours plus d’obligés que les vertueux. »
Jacques de Saint Victor, Via Appia

Le dauphin de Chine, le grizzli mexicain, le rhinocéros noir ont disparu de la surface de la Terre, et il me semble regrettable que l’animal politique ne les suive pas au tombeau : il s’accroche, le fourbe, présentant même la très extraordinaire particularité d’être à la fois moribond et tout sautillant. Il ne peuple qu’un monde croulant, moisissant sur pied, vieux –mais pas vieux qui aurait amassé une sagesse au fil du temps, non : vieux qui aurait amassé l’oseille, plutôt- et qui tente désespérément de nous faire croire qu’il est le seul envisageable, le seul viable, le seul vivable. Ils coulent en méprisant encore ceux qu’ils emportent avec eux. Ils ont saboté le navire, et te font croire qu’ils nous mènent au Nouveau Monde. Oh je ne m’appesantirai pas sur les circonvolutions de la campagne présidentielle ou des législatives, d’autres l’ont fait très lourdement, et c’est déjà bien assez difficile d’y échapper pour vouloir en resservir une plâtrée. En vérité je ne suis pas plus écœurée par les scandales à grandes audiences médiatiques ou par les grandes joutes télévisuelles que par les petites réunions de conseils municipaux ou les distributions de tracts sur la place publique.

samedi 20 février 2016

13 décembre 2015. Mary Poppins.

Vomir. Je ne suis pas allée voter, vous pensez bien. Et je ne voterai plus tant qu’on ridiculisera les candidats non issus du faux clivage droite/gauche et tant que le vote blanc ne sera pas VRAIMENT pris en compte. Par contre, comme je n’étais pas chez moi, j’ai dû m’enfiler toute une soirée électorale à la télévision, ça doit être une forme de punition divine et oh mon dieu, je me suis souvenue alors de pourquoi j’ai bien l’impression que je n’irai plus jamais voter de toute ma vie. À part peut-être pour choisir la nouvelle couleur de la poubelle de l’immeuble. Ça doit pas être trop grave, au vu des taux d’abstention chez les députés lors des séances de l’Assemblée Nationale.

Ô la tristesse d’un plateau télé post régionales ! Déjà, Cécile Duflot, maintenant quand je l’entends parler, je ne peux plus m’empêcher de penser au fait qu’elle a appelé sa fille Térébenthine. Ça crée un bourdonnement dans ma tête, tout

vendredi 17 juillet 2015

Êtes-vous cool ?

Yann Barthès, dictateur du cool
"Voilà l'été" comme dit l'affreux JohnnyBadDog qui a perdu son stylo Bic... et en cette saison, dans tous les magazines pullulent des tas de tests et autres jeux merdiques, alors on vient (encore !) à votre secours avec cette question primordiale, et qui vous concerne tous : êtes-vous cool ? Si plus de la moitié des affirmations suivantes sont vraies pour vous, nous avons le regret de vous annoncer que vous faites bel et bien partie de ce monde minable de la branchitude cool. Adieu.

- vous respectez les caissières et autres éboueurs, mais ça n’est pas un avenir pour vos enfants
- il vous faut deux heures de préparation pour avoir l’air de sortir du lit
- vous êtes fiers d’avoir forniqué avec une personne de couleur
- vous avez un abonnement au club de gym
- vous ne buvez jamais un verre au comptoir
- vous prenez très au sérieux votre job sans intérêt

mardi 14 avril 2015

Love Story. Gustavo Mazzatella.

Laissez-moi vous conter une histoire d’amour, comme on les montre dans les mauvais films et dans les mauvais livres. Ces genres de navets dans lesquels n’importe qui peut annoncer la fin d’une scène tellement le scénario est nul. Le décor se situe dans la sphère visible par tous. Deux personnes de sexe opposés se rencontrent, par la force des choses. Les deux personnalités sont abondamment médiocres et leur rencontre offre un piteux spectacle, et pourtant, il faut bien raconter cette histoire autant banale qu’importante pour notre époque. Ça commence du côté féminin par deux sentiments complémentaires : la haine et la peur. Bien sûr, il y a un intérêt évident et fort, qui se voit renié à cause de ces deux sentiments inquiétants. L’homme, lui, est sous le charme de cette dame plurielle et va entamer son interminable phase de séduction. Il essaie de plaire, tout en gardant et en mettant en valeur