Jacques de Saint Victor, Via Appia
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mardi 27 juin 2017
La fin du politique
« C’est la force perverse des cyniques et des corrompus ; ils font toujours plus d’obligés que les vertueux. »
Le dauphin de Chine, le grizzli mexicain, le rhinocéros noir ont disparu de la surface de la Terre, et il me semble regrettable que l’animal politique ne les suive pas au tombeau : il s’accroche, le fourbe, présentant même la très extraordinaire particularité d’être à la fois moribond et tout sautillant. Il ne peuple qu’un monde croulant, moisissant sur pied, vieux –mais pas vieux qui aurait amassé une sagesse au fil du temps, non : vieux qui aurait amassé l’oseille, plutôt- et qui tente désespérément de nous faire croire qu’il est le seul envisageable, le seul viable, le seul vivable. Ils coulent en méprisant encore ceux qu’ils emportent avec eux. Ils ont saboté le navire, et te font croire qu’ils nous mènent au Nouveau Monde. Oh je ne m’appesantirai pas sur les circonvolutions de la campagne présidentielle ou des législatives, d’autres l’ont fait très lourdement, et c’est déjà bien assez difficile d’y échapper pour vouloir en resservir une plâtrée. En vérité je ne suis pas plus écœurée par les scandales à grandes audiences médiatiques ou par les grandes joutes télévisuelles que par les petites réunions de conseils municipaux ou les distributions de tracts sur la place publique.
Le médecin révolutionnaire
Camarades,
cette simple réunion, une de plus parmi les centaines de réunions que le peuple cubain organise pour fêter jour après jour sa liberté et le progrès que font toutes ses lois révolutionnaires, les progrès réalisés dans la voie de l’industrialisation totale, cette réunion a un intérêt pour moi.
Presque tout le monde sait que j’ai commencé par être médecin il y a bien des années. Et lorsque j’ai commencé la médecine, quand j’ai commencé mes études, la plupart des idées que j’ai aujourd’hui, idées révolutionnaires, étaient absentes de mes idéaux. Je voulais réussir, comme tout le monde veut réussir, je rêvais d’être un chercheur connu, je rêvais de travailler inlassablement pour trouver quelque chose qui puisse, finalement, être mis à disposition de l’humanité, mais qui, pour le moment, représentait une réussite personnelle. J’étais, comme nous
cette simple réunion, une de plus parmi les centaines de réunions que le peuple cubain organise pour fêter jour après jour sa liberté et le progrès que font toutes ses lois révolutionnaires, les progrès réalisés dans la voie de l’industrialisation totale, cette réunion a un intérêt pour moi.
Presque tout le monde sait que j’ai commencé par être médecin il y a bien des années. Et lorsque j’ai commencé la médecine, quand j’ai commencé mes études, la plupart des idées que j’ai aujourd’hui, idées révolutionnaires, étaient absentes de mes idéaux. Je voulais réussir, comme tout le monde veut réussir, je rêvais d’être un chercheur connu, je rêvais de travailler inlassablement pour trouver quelque chose qui puisse, finalement, être mis à disposition de l’humanité, mais qui, pour le moment, représentait une réussite personnelle. J’étais, comme nous
mardi 17 février 2015
Hymne à la vie. Gustavo Mazzatella.
« On nous apprend à vivre quand la vie est passée. » Michel de Montaigne, Les Essais, Livre 1, Chapitre XXVI.
L’enfant, cet être profondément, intensément spirituel. La « vie intérieure » d’un môme, comme la nomme John Cowper Powys, est immense et somptueuse, indescriptible. L’observation de ces êtres absorbés par cette vie mystique me comble de béatitude. L’éclat de rire de ces fontaines de jouvence d’apparence humaine, qui peut être provoqué par n’importe quelle situation spontanée, est beaucoup plus important qu’un discours de chef d’état aussi puissant soit-il. On ne peut pas dire que « j’aime les enfants », plutôt que je les jalouse, avec bienveillance, et que je lutte chaque jour pour ramener en moi le petit garçon que j’étais. Quand tous les adolescents puis jeunes adultes cherchent et arrivent très bien d’ailleurs à se débarrasser de cette légèreté jadis en eux, moi, accroché
L’enfant, cet être profondément, intensément spirituel. La « vie intérieure » d’un môme, comme la nomme John Cowper Powys, est immense et somptueuse, indescriptible. L’observation de ces êtres absorbés par cette vie mystique me comble de béatitude. L’éclat de rire de ces fontaines de jouvence d’apparence humaine, qui peut être provoqué par n’importe quelle situation spontanée, est beaucoup plus important qu’un discours de chef d’état aussi puissant soit-il. On ne peut pas dire que « j’aime les enfants », plutôt que je les jalouse, avec bienveillance, et que je lutte chaque jour pour ramener en moi le petit garçon que j’étais. Quand tous les adolescents puis jeunes adultes cherchent et arrivent très bien d’ailleurs à se débarrasser de cette légèreté jadis en eux, moi, accroché
vendredi 14 novembre 2014
De la révolution. Mary Poppins.
Je ne sais plus qui se félicitait dernièrement de l’entrée du mot « féminicide » dans le dictionnaire. Personnellement, j’y aurais supprimé le mot « révolution ». À mon sens, rien ne sert d’encombrer le vénérable ouvrage avec un terme qui n’a à peu près plus la moindre résonnance ni la moindre signification, sinon le pouvoir toxique de bien souligner la tiédeur de nos convictions actuelles.
Je ne sais pas comment ça se passe dans vos vies, et ça m’ennuie déjà de l’imaginer, mais personnellement, j’ai drôlement l’impression d’être cernée d’esprits mous et râleurs qui se construisent de petites forteresses de bien-pensance et de mauvaise foi qu’ils ne quittent plus, tout occupés qu’ils sont à se regarder le nombril et à cracher sur
Génération Like. Gustavo Mazzatella.
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| @Justine Ollier |
Elle est de petite taille ma génération, n’a pas le moindre style. Des has been de naissance ! Son visage est pâle, son regard vide, éteint. Son ignorance se lit sur sa tronche. Quand elle rit, c’est désespérant. Sa volonté de faire la fête est une preuve indiscutable de sa tristesse. Son assurance dans sa fausse route va la courir inexorablement à sa perte, mais elle s’en fout. Elle fonce. Tout droit. Pas comme une voiture bélier à Jérusalem, sans la moindre conviction. Je m’en vais souffler sur ces larves ; je fais partie de cette génération, j’y suis en plein. Surtout prenez ça pour vous, contre vous, en vous.
Ma génération est une armée de pleurnicheurs ! Ils se sentent à merveille dans cette époque de la compassion à tout-va, du chantage de l’émotion. Rien de tel qu’une maladie grave ou une mort
samedi 13 juillet 2013
lundi 13 mai 2013
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